China+1.
Pourquoi le Vietnam
s'impose.
La question n'est plus la Chine ou le Vietnam.
C'est ce que vous ajoutez à la Chine, et pourquoi.
Pendant des années, les entreprises européennes qui regardaient vers l'Asie allaient en Chine par réflexe. Ce réflexe s'estompe. Tensions commerciales, évolutions réglementaires et simple volonté de répartir le risque en ont poussé beaucoup vers ce qu'on appelle désormais une stratégie China+1.
L'objectif n'est pas de quitter la Chine. C'est de lui adjoindre un second marché, plus souple, favorable aux investissements étrangers, et qui ouvre l'Asie du Sud-Est. Le Vietnam est devenu le candidat le plus convaincant.
UnRépartir le risque sans perdre la Chine
La Chine reste incontournable. Mais concentrer production et distribution dans un seul pays concentre aussi l'exposition : tensions commerciales, politique douanière, ruptures d'approvisionnement, virages réglementaires.
Une seconde base au Vietnam répartit cette exposition tout en conservant l'accès chinois là où il compte encore. Elle achète de la souplesse, et c'est la souplesse qui survit à un monde qui bouge.
DeuxLes accords de libre-échange font le calcul
Le Vietnam mène une politique d'ouverture rare et dispose d'un réseau dense d'accords de libre-échange, dont l'accord Union européenne / Vietnam (EVFTA).
Pour les cosmétiques, l'alimentaire, les vins et spiritueux, l'EVFTA réduit progressivement les droits de douane, souvent jusqu'à zéro. Cela change ce qu'une marque européenne peut facturer tout en restant compétitive.
Un exemple. Les fromages français entrent au Vietnam à 0 % de droits sous l'EVFTA. Vers la Chine, ils restent soumis au tarif de la nation la plus favorisée de 12 %, auquel s'ajoutent depuis 2025 des droits anti-dumping provisoires de 21,9 % à 42,7 % sur certains fromages et produits laitiers européens.
Le Vietnam appartient aussi à des accords régionaux majeurs, notamment l'ASEAN-China Free Trade Agreement (ACFTA), qui réduit ou supprime les droits sur de nombreux produits circulant entre la Chine et le Vietnam. Certaines crèmes pour le visage fabriquées en Chine entrent ainsi au Vietnam à 0 %.
Pour une entreprise européenne qui produit ou source déjà en Chine, le Vietnam n'est donc pas un détour. C'est une porte bien placée sur l'Asie du Sud-Est.
TroisUne plateforme régionale, pas un avant-poste
La géographie aide. Le Vietnam partage plus de 1 280 kilomètres de frontière avec la Chine, compte de nombreux points de passage internationaux, 34 ports maritimes internationaux, et des liaisons aériennes directes de deux à quatre heures entre les principales villes vietnamiennes et chinoises.
Cette proximité facilite nettement les échanges, la coordination des équipes et la logistique. Beaucoup d'entreprises pilotent aujourd'hui depuis le Vietnam une base opérationnelle complémentaire pour toute la région Asie-Pacifique.
QuatreIl a cessé d'être une usine pour devenir un client
On présente encore le Vietnam comme une alternative de production à la Chine. Ce cadrage est périmé. C'est avant tout un marché de consommation en forte croissance.
La population à revenus moyens et élevés s'étend vite, et avec elle l'appétit pour les produits internationaux, européens en particulier. Les consommateurs vietnamiens sont jeunes, très connectés et singulièrement réceptifs aux tendances mondiales. Les grandes villes abritent aussi une importante communauté expatriée à fort pouvoir d'achat.
La question s'est déplacée : non plus où vous fabriquez, mais qui achète.
Les chiffres disent la même chose. Le marché cosmétique vietnamien pesait 2,66 milliards de dollars en 2024, importé à 90 %, signe d'une demande que la production locale ne parvient pas à satisfaire. Dans l'alimentaire, les importations de produits de grande consommation ont atteint près de 15 milliards de dollars la même année, en hausse de 8 % sur 2023.
Cosmétiques, alimentation premium, vin, spiritueux, mode, luxe et santé profitent directement de cette montée en gamme. Le Vietnam n'est plus un complément industriel à la Chine. C'est un marché à part entière.
China+1, concrètement
Une opportunité régionale n'est pas
une présence durable. Pas encore.
Nous travaillons avec les entreprises européennes sur le choix du mode d'implantation, la conformité, les partenaires et le développement commercial. Chaque étape, des deux côtés du pont.
En discuter →